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Séminaire mensuel du LVMT   


FRÉQUENCE : mensuelle

LIEU : LVMT - bâtiment Bienvenüe Plot A - 4ème étage Accès par le 14-16 Bd Newton 77420 Champs sur Marne ou par la cour entre l’Ecole des ponts et l’IFSTTAR
RER A, arrêt Noisy-Champs
Contacts : Eloise LIBOUREL, Matthieu SCHORUNG et Teddy DELAUNAY.

Programme prévisionnel du Séminaire du laboratoire 2015-2016 :

- 25 février : Tomas de la La Barra et Nicolas Coulombel " State of the art of calibration and validation of LUTI models"

- Séminaire annulé => 10 mars: Nacima Baron et Romain Lajarge, présentation de l’ouvrage "Les parcs naturels régionaux"

- 7 avril ou 12 mai: Laëtitia Dablanc, Présentation de l’ouvrage " La Métropole logistique".

Prochain séminaire


DATE : jeudi 07 janvier 2016, 14h00

LIEU : Salle A421, bâtiment Bienvenüe, plot A, 4ème étage

INTERVENANTS : Virginie Boutueil, Manon Eskenazi, Eleonora Morganti et Magali Pierre (EFD R&D)


La séance sera consacrée à la présentation du projet Corridoor


Aperçu du projet :

Corri-Door est un projet co-financé par la Commission Européenne visant à déployer un réseau de 200 bornes de charge rapide, placées tous les 80 km sur les axes principaux des réseaux autoroutiers français. La mise en place du réseau de recharge, débutée en juin 2015, cherche à favoriser le développement de la mobilité électrique en rendant possible les déplacements régionaux et inter-urbains sur l’ensemble du territoire.


Le partenariat Corri-door est composé par le Groupe EDF (EDF SA et sa filiale SODETREL), quatre constructeurs européens (Renault, Nissan, BMW, Volkswagen) et ParisTech. La contribution du LVMT (au sein de ParisTech) a comme but d’explorer l’impact du projet Corri-Door sur:


- l’évolution du marché des véhicules électriques, avec une étude centrée sur les véhicules utilitaires légers;
- l’usage des stations de recharge accessibles au public par les utilisateurs de VE.


Virginie Boutueil, Manon Eskenazi, Eleonora Morganti (LVMT) et Magali Pierre (EFD R&D) présentent les résultats de ces deux volets en analysant les problématiques liées à l’adoption des véhicules électriques par des utilisateurs professionnels et le retour d’éxperience des utilisateurs privés.


Historique des séminaires...


DATE : jeudi 22 octobre 2015, 15h30

LIEU : amphi Cauchy de l’Ecole des ponts

INTERVENANTS : Jacqueline Chervin (GRIPIC - Celsa - Sorbonne Paris IV) et Anne Jarrigeon (LVMT, Upem) - séance animée par Pierre Zembri (LVMT, Upem).

TITRE: « Mémoire des transports, médiation de la mobilité et anthropologie visuelle »
voir l’affiche de présentation SEANCE VIDEO DEBAT: le film "Transports en commun" réalisé par Jacqueline Chervin et Anne Jarrigeon sera tout d’abord projeté puis suivi par un débat animé par Pierre Zembri.
Cette séance de séminaire s’inscrit dans le programme de rencontres de l’axe 1 du LVMT, intitulé "Pratiques de mobilité, accès à la ville, imaginaires urbains" et animé par A. Jarrigeon et S. Wenglenski


DATE : jeudi 21 mai 2015, 14h-16h
INTERVENANT : Jean-Christophe Thiebaud (ARAF et Chaire PPP)
TITRE: “Vertical Separation in Rail Transport : How do Prices Influence Coordination ?”, en collaboration avec Miguel Amaral.
Accéder à l’article scientifique
RESUME: This paper contributes to the debates over the relative performance of governance modes in network industries. The issue of vertical separation and integration in network industries have been extensively studied from several perspectives including competition effect, production cost synergies or coordination costs. The aim of this paper is to use the French rail sector example to shed the light on the crucial and understudied impact of coordination costs. We believe indeed that this approach may help identifying drawbacks arising with separation in the sector and, therefore, providing public policy recommendations to prevent those failures when possible.

We develop a preliminary model explaining why inefficient outcomes may arise in the railway sector when vertically separated firms have to commit ex ante on quantities. Our first results indicate that credible and effective price regulation can overcome the limits of separation on the infrastructure side. On the other hand, if the market is not flexible enough, it may become harder for railway undertakings to sustain an equilibrium with high output as the downstream market is becoming more competitive.

DATE : Mercredi 28 janvier 2015, 10h-12h
INTERVENANTS : Jean Beuve (Maître de Conférences en Sciences Economiques - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Conseiller Scientifique au Conseil d’Analyse Economique)
TITRE : Renegotiations, Discretion and Contract Renewals. An Empirical Analysis of Public-Private Agreements”, en collaboration avec Julie De Brux et Stéphane Saussier.


RESUME :

This paper studies how renegotiations influence ongoing contractual relationships. By using an original dataset of 252 expired public-private contracts in the French car park sector, we explore the link between renegotiations and subsequent contract renewals. We show that renegotiation types, frequencies and scopes influence the probability of renewing a contract when the public authorities have the discretionary power to renew with the same private partner. These findings suggest a positive, negative or neutral influence on contractual surplus depending on the type of renegotiations and contract considered.



DATE : Vendredi 12 décembre, 14h-16h

INTERVENANTS : Benjamin Pradel (Chercheur associé au LVMT)
TITRE : Présentation de l’ouvrage « Narrations touristiques et fabriques des territoires »Collection Critiques & Cités, L’Œil d’Or, coordonné par Nathalie FABRY, Virginie PICON-LEFEBVRE et Benjamin PRADEL dans le cadre du groupe transversal Tourisme du Labex Futurs Urbains.
RESUME : présentation résuméede l’ouvrage


DATE : jeudi 22 mai 2014, 14h-16h
THÈME : Genre et Mobilité
DISCUTANT : Sandrine Wenglenski, chercheure au LVMT, Université Paris-Est.
INTERVENANTS :
1/ Ariane Dupont (Chercheure au DEST, IFSTTAR)
Femmes et Transport
La littérature, les photos, les films et les publicités ont la plupart du temps préféré associer l’image des hommes à celle des grands voyageurs au détriment des femmes. Or, les voyages, que ce soient pour les guerres, les découvertes de nouveaux territoires, les explorations scientifiques, les voyages « « ou, la colonisation ne furent pas réservés aux seuls hommes et les femmes firent partie de ces grandes aventures. En 2008, Françoise Thébaud et Rebecca Rogers nous invitaient à revisiter cette histoire des femmes voyageuses. En croisant un certain nombre d’études historiques, elles mettent en lumière les « silences des femmes », pour reprendre l’expression de Michelle Perrot, sur leur rôle de vecteur de dissémination et d’intermédiation entre différents mondes géographiques, culturels ou sociaux en tant que nonnes (pèlerinages ou voyages pieux ou encore fondation d’institutions religieuses). Les recherches historiques ont donc démontré que l’histoire du voyage n’était pas une histoire seulement masculine, contrairement au tableau peint par la littérature du 19ème siècle voire du 20ème siècle. Mais au-delà de ces histoires des grands voyages et de ces odyssées (découvertes scientifiques, reporters de guerre), l’histoire de voyages au quotidien est encore à écrire, notamment en ce qui concerne les femmes (on connaît l’histoire des migrations, comme par exemple les déplacements entre les régions françaises et les problèmes de passeports des ouvriers en France au 19ème siècle). Peu de recherches historiques se sont donc penchées sur les obstacles et les contraintes pesant sur les femmes pour leur déplacement au quotidien. Mais depuis la fin des années 1970, les chercheur(se)s du secteur des transports se penchent sur l’analyse de la mobilité des femmes et de leurs déterminants. Ces analyses ont mis en évidence des différences majeures entre les hommes et les femmes en termes de nombre de déplacements, de budget-distance et de budget-temps consacrés aux transports, de choix de mode, d’exposition au risque routier mais également d’exposition aux risques environnementaux. Malgré des différences qui s’estompent ces dernières années et un resserrement des écarts entre hommes et femmes, notamment en termes de mobilité et d’accidentologie, on constate encore que les femmes parcourent de plus petites distances que les hommes et ont moins d’accidents mortels. La question actuelle est donc double : en premier lieu mesurer plus finement ces différences entre hommes et femmes (par catégorie d’âge, de revenu ou de localisation entre urbain, péri-urbain et rural) et en second lieu, mieux saisir les déterminants de cette convergence des mobilités et de l’exposition aux risques. Depuis 35 ans, ces questions de recherche ont gagné en importance et ont été saisies par les différents acteurs du transport, des responsables de la politique des transports aux opérateurs publics et privés des transports. Parallèlement, alors que les femmes sont sous-représentées dans les différentes professions du transport en comparaison d’autres secteurs comme la santé ou l’éducation, leur participation à la production des biens et des services de transport a continuellement cru lors des trois dernières décennies. Cette participation croissante a amené les différents acteurs du transport à se pencher sur les freins et les opportunités que peuvent rencontrer les femmes qui veulent faire carrière dans le monde du transport, monde très masculin historiquement. La compréhension des déplacements des femmes en est encore à ses prémices : partie des questions de sécurité routière et risque routier en relation avec les questions physiologiques (port de la ceinture de sécurité pour les femmes enceintes) et les questions de comportement (prise de risque au volant), la recherche s’est peu à peu élargie à l’analyse de la mobilité afin de mesurer l’exposition au risque. La mobilité et l’adaptation des politiques de transport aux besoins spécifiques des femmes sont au cœur des réflexions sur le thème Femmes et transport.



2/ Leslie Belton Chevallier (Chercheure au DEST, IFSTTAR) & Olivier Bonin (Chercheur au LVMT, IFSTTAR)


Différence de genre dans l’accompagnement des enfants au sein de ménages biactifs franciliens

Depuis les années 2000, l’analyse des différences de genre dans la mobilité connait un regain d’intérêt. Cette évolution est liée aux nombreuses recherches menées en lien avec la participation importante des femmes sur le marché du travail et avec le partage des activités parentales et domestiques au sein des couples. Cependant, de nombreuses inégalités demeurent dans le partage des activités domestiques. Les pratiques de mobilité quotidiennes et plus particulièrement les pratiques d’accompagnement des enfants reflètent souvent le partage inégal de ces activités entre les conjoints de couples biactifs avec enfant(s). En suivant les travaux de Schwanen et al. (2007), la présentation ré-examine l’accompagnement des enfants et leur organisation dans des couples biactifs. Notre papier propose une analyse détaillée des facteurs explicatifs des inégalités et différences d’accompagnement en prenant en compte non seulement les caractéristiques des enfants, mais aussi celles de leurs parents et de l’ensemble du ménage. Notre étude est basée sur l’exploitation des données issues de l’avant dernière EGT 2001-2002 (DREIF, 2004). Dans cette enquête réalisée auprès de 10,478 ménages, nous analysons les pratiques d’accompagnement de 1,400 ménages biactifs avec enfant(s) via des statistiques descriptives et multivariées (logit multinomial). En l’occurrence, les pratiques d’accompagnement des ménages biactifs franciliens restent inégalement réparties puisque les femmes en prennent en charge les 2/3.Mais, l’analyse détaillée des facteurs déterminants de ces pratiques montre que ces derniers jouent de manière symétrique sur les deux parents.



- JEUDI 3 AVRIL 2014 - de 14h à 16h


LIEU : salle de réunion du LVMT (A421), bâtiment Bienvenüe, plot A, 4ème étage.


THÈME : Marché immobilier et Transport


DISCUTANT : Nicolas Coulombel, chercheur au LVMT.



2 INTERVENANTS :


1/ Noëlvia SEDOARISOA, Doctorante à l’Université de Cergy Pontoise, Laboratoire MRTE (Mobilités - Réseaux - Territoires et Environnement)


L’impact du bruit des avions sur les valeurs immobilières. Le cas de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle

En s’appuyant sur le cas de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, cette étude propose d’évaluer l’impact du bruit des avions sur le prix de l’immobilier résidentiel à l’aide de la méthode des prix hédoniques. L’étude s’appuie sur la base BIEN (Base d’Information Economique Notariale) pour la période 2002 – 2008 et concerne le Département du Val – d’Oise. Des modèles distincts sont estimés pour deux catégories de logements : les maisons et les appartements anciens. Il ressort des estimations économétriques que le bruit des avions déprécie les valeurs des maisons et des appartements. Pour les deux types de biens, l’impact est croissant avec le niveau de bruit, mais de façon non-linéaire. Cependant, il y a un seuil différent pour le bruit au dessus duquel les prix des logements sont affectés.



2/ Vincent Lasserre, doctorant au LVMT.


Evolution de l’occupation du parc de logements en Ile-de-France et impact des prix sur la mobilité résidentielle

Je m’attacherai dans une première partie à analyser les évolutions du parc de logements d’Ile-de-France et de son occupation par les ménages depuis le recensement de 1968. Pour cela je comparerai à l’intérieur de la région les différentes couronnes de l’agglomération puis je replacerai les observations dans le contexte français, notamment grâce à une analyse séparant 5 plus grandes aires urbaines 2010 françaises (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Lille) du reste de la France. Pour caractériser les évolutions du parc et des ménages qui l’occupent, je m’intéresserai dans ce premier travail aux quelques variables fondamentales, et néanmoins riches en enseignements, synthétisant l’information disponible dans les recensements : nombre de personnes par ménage, nombre de pièces et statut d’occupation du logement.

L’étude du statut d’occupation (taux de propriétaires) et de son évolution au cours du temps et selon les diverses zones géographiques retenues me permettra d’introduire les travaux envisagés pour la suite de la thèse. En effet, en se plaçant dans le contexte plus récent de ces quinze dernières années, on a observé partout en France et particulièrement en Ile-de-France une très forte hausse des prix à l’achat de l’immobilier rapportés au revenu disponible par ménage (jusqu’à 140% d’augmentation dans Paris intra-muros). Cette augmentation des prix n’aura pas été sans conséquences pour les ménages candidats à la primo-accession, qui auront été obligés d’effectuer un arbitrage entre un report d’achat, un effort financier plus grand ou des caractéristiques du bien revues à la baisse (nouvelle localisation, moindre surface…). Il s’agira dans un premier temps d’évaluer la réalité de cette réaction en observant sur différents jeu de données les variables décrivant à la fois les ménages primo-accédants et les biens achetés (localisation et surface notamment), afin de repérer d’éventuelles évolutions sur les dernières années. Ensuite, en fonction de la qualité des données disponibles, je tenterai de caractériser plus finement ces arbitrages à l’aide d’un modèle de choix discret.



- JEUDI 6 MARS 2014


«Histoire et Évaluation des politiques de transports»

14h-16h30 - salle A421


DISCUTANT : Caroline Gallez, chercheure au LVMT-IFSTTAR, Université Paris-Est.


INTERVENANTS :


1/ Konstantinos Chatzis, Chercheur au LATTS, Université Paris-Est

Quand les économistes s’intéressent à la prévision du trafic: naissance et affirmation de l’approche désagrégée en matière de modélisation des déplacements urbains aux Etats- Unis dans les années 1965-1985

Après la Seconde guerre mondiale, la modélisation des déplacements urbains est devenue aux Etats-Unis une activité centrale pour les ingénieurs et les décideurs politiques dans le domaine des transports. Au seuil des années 1960, ce champ de modélisation, peuplé déjà de plusieurs acteurs dont les actions sont orchestrées par le « Bureau of Public Roads » (l’équivalent américain des « Ponts et chaussées » français), est doté d’un « outil » qui va connaître une grande carrière auprès des acteurs du champ : la modélisation dite « à quatre étapes » (génération, distribution, choix modal, affectation). Mais à peine stabilisée, celle-ci sera accusée de manquer de bases scientifiques solides et, de ce fait, d’être incapable d’opérer avec efficacité dans le nouveau contexte des années 1960 et 1970, marqué, entre autres, par la fin des grands travaux d’infrastructure routière (l’Interstate Highway System) et la montée en puissance des transports en commun. Echangeant la « totalité », les flux agrégés de déplacements entre les différentes parties de la ville, contre les « éléments », qui la composent – d’où son appellation de « désagrégée » – une nouvelle approche tente alors de prévoir les flux sur les réseaux des transports à partir du comportement d’un individu qui essaie de maximiser l’utilité qu’il peut tirer de ses choix de déplacement. Un nom, Daniel McFadden, futur prix Nobel d’économie en 2000, et un bureau d’études, Cambridge Systematics, une quasi « annexe » du MIT, fondé en 1972, qui va doter la région métropolitaine de San Francisco du premier modèle désagrégé opérationnel aux Etats-Unis dans la seconde moitié des années 1970, deviennent les symboles de la nouvelle démarche. La modélisation désagrégée va passer le test de la pratique. Mais, alors qu’elle avait commencé sa carrière en adressant plusieurs critiques à la modélisation à quatre étapes, elle va finir par s’y insérer, en occupant pour l’essentiel la seule case du « choix modal ».


2/ Philippe Poinsot (LVMT), Chercheur au LVMT, Université Paris-Est

Comment découvrir les prix de réserve des consommateurs ? La méthode de Dupuit pour mesurer l’utilité publique en question

Il est communément admis que l’évaluation des politiques publiques est née dans les années 1960 dans les pays anglo-saxons (Perret, 2008, p. 53). En France, malgré le rapport sur la « Rationalisation des Choix Budgétaires » dans les années 1970, l’évaluation n’aurait véritablement été prise en considération dans les choix collectifs qu’à partir du rapport Viveret en 1989 (Patrice, 2010 ; Perret, 2008, pp. 71-8). Pourtant, dès le XIXème siècle, un critère d’évaluation des politiques mises en place par la puissance publique pour la construction d’infrastructures de transport (canaux, routes et chemins de fer) est discuté et mis en oeuvre : il s’agit de l’utilité publique (Etner, 1987). Ce critère soulève cependant une difficulté en termes de mesure. Sur ce thème, ainsi que nombre de commentateurs l’ont souligné (Béraud, 2005 ; Ekelund & Hébert, 1999 ; Etner, 1987 ; Grall, 2000 ; Grall & Vatin, 1998), les travaux de l’ingénieur des ponts et chaussées, Jules Dupuit, vont marquer une rupture forte par rapport à la méthode employée jusque là par les ingénieurs. Cette communication a pour ambition de revenir sur les trois fameux articles de Dupuit (1844, 1849 et 1853), par lesquels cette rupture arrive. Je clarifierai dans un premier temps la méthode proposée par l’auteur, laquelle est très proche de celle utilisée aujourd’hui par les économistes pour évaluer les politiques publiques, puisque mobilisant les prix de réserve des usagers. Dans un second temps, je préciserai les limites d’une telle mesure de l’utilité publique, telle que la conçoit Dupuit : face, en particulier, au problème de la révélation des préférences des agents pour déterminer quels sont ces prix de réserve, Dupuit esquisse quelques solutions sur lesquelles je reviendrai.



Jeudi 13 février 2014 : « Mobilité et TIC » - 14h-16h30 - Salle A421

Intervenants: François Adoue (LVMT); Vincent Aguilera (LVMT)

Discutant : Leslie Belton Chevallier (IFSTTAR-DEST)


1/ Vincent Aguilera (LVMT) Téléphonie mobile et observation des déplacements.

Au cours de son fonctionnement quotidien, un réseau de téléphonie mobile et les mobiles qui y sont connectés échangent des données de localisation. Ces données permettent en particulier au réseau d’assurer un acheminement efficace des communications vers les mobiles appelés. Leur traitement permet de construire des quantités utiles pour les études transport/aménagement. Deux cas d’application sont présentés. Le premier porte sur le RER A, avec la production d’indicateurs de qualité de service, et une comparaison avec des données billettique. Le deuxième cas d’application concerne les déplacements de surface en Seine-et-Marne.


2/ François Adoue (LVMT) La maîtrise et l’appropriation du temps de déplacement via les technologies de l’information et de la communication (TIC) : le smartphone et les transports en commun

Cette présentation a pour objet de présenter les orientations retenues pour mon travail de thèse de doctorat, ainsi que les premiers résultats issus de la phase d’enquête qualitative. Ce travail porte sur les pratiques des franciliens durant leurs déplacements quotidiens et interroge le rapport entretenu au temps de déplacement. Si celui-ci est généralement envisagé comme une contrainte, un coût à minimiser, il peut cependant – sous certaines conditions propres au mode de transport ou à l’individu – s’avérer être une ressource mobilisable pour le voyageur. Cette ressource peut par exemple être employée à la réalisation d’activités. L’usage du temps de déplacement (ou appropriation du temps de déplacement) modifie alors grandement la perception du temps de déplacement. Si cette attitude face au temps de déplacement n’est pas nouvelle, le développement des TIC portables, et notamment du smartphone, semble à première vue élargir considérablement les possibilités d’appropriation du temps de déplacement. En effet, le smartphone permet tout d’abord de multiplier les formes de sociabilité accessibles au cours du déplacement (communication à distance), et d’améliorer les formes de productivité liées au travail (messagerie électronique, etc.). Outre un transfert d’usage d’activités physiques vers des activités numériques (lecture sur papier remplacée par la lecture sur support numérique), les smartphones permettent également l’émergence de nouveaux usages propres au monde du numérique (casual games, podcasts, etc.). Nos interrogations portent donc sur la manière avec laquelle le smartphone s’insère dans les stratégies développées par les individus pour faire face à des temps de déplacements quotidiens relativement longs. Le smartphone rend ainsi praticables dans les transports en commun des activités usuellement réalisées en dehors en permettant alors à l’usager de gagner du temps sur son programme d’activités quotidien. Par ailleurs, il permet d’avoir en permanence un support à la réalisation d’activités entreprises dans le but de réduire la pénibilité du déplacement, notamment lorsque d’autres pratiques plus traditionnelles (lecture de livre, etc.) ne sont occasionnellement pas mobilisables. Enfin, le smartphone permet de réaliser, pendant le déplacement, des activités de recherche d’information et de communication à distance sur le déroulé du déplacement, notamment dans sa dimension temporelle (s’informer sur une perturbation, prévenir d’un retard, etc.). Ces activités spécifiques participent à l’augmentation du sentiment de maîtrise du déplacement et réduisent la pénibilité liée à l’incertitude sur le temps de déplacement



DATE : jeudi 16 janvier 2014


THÈME : Mobilité dans le rural

DISCUTANT : Julian Devaux, sociologue (LVMT, ATER à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée)


INTERVENANTS :


1/ Clotilde Minster, doctorante en géographie, UMR Géographie-Cités, CRIA et DEST/IFSTTAR, Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.

Territoires urbains et ruraux : va-t-on vers des comportements de mobilité uniformes ?

Notre recherche s’intéresse aux comportements de mobilité quotidiens sur le territoire métropolitain. Le point de départ de notre réflexion est d’une part le contexte de reprise démographique dans les espaces ruraux de la majorité des pays européens, dont la France, et, d’autre part, une dynamique d’homogénéisation des modes de vie entre les urbains et les ruraux. Dans ce contexte, notre présentation vise à nous interroger sur l’uniformité des comportements de mobilité quotidiens entre les urbains et les ruraux. Pour cela, nous développons une approche alternative en nous basant sur les données de mobilité quotidiennes issues de l’Enquête Nationale Transports et Déplacements. La présentation exposera et esquissera des pistes d’explication à l’uniformité des comportements de mobilité que nous mettons en évidence.



2/ Marie Huyghe, doctorante en aménagement du territoire et urbanisme, UMR CNRS-CITERES, Université François-Rabelais, Tours.

Mobilités quotidiennes en milieu rural : quelles marges de manœuvre individuelles et collectives ?

Ma présentation se basera sur les premiers résultats de ma thèse, qui s’intéresse aux mobilités quotidiennes des populations des milieux ruraux de faible densité, polarisés et isolés.

Trois phénomènes remettent en question les pratiques de mobilité actuelles des populations en milieu rural, majoritairement dépendantes de la voiture, voire autosolistes : les injonctions au développement durable, qui préconisent le développement de mobilités moins polluantes ; des politiques publiques (Grenelle 2) qui remettent en question le développement des espaces ruraux non desservis par des services de transport collectif ; enfin, le renchérissement des carburants, qui se répercute sur les budgets-mobilité des ménages.

La thèse s’intéresse aux marges de manœuvre qu’ont à leur disposition les individus et les collectivités pour répondre à cette évolution des conditions de mobilité : nous supposons que ces marges de manœuvre diffèrent en fonction des caractéristiques des territoires, en particulier selon que les milieux ruraux sont polarisés ou isolés, et selon qu’il existe ou non des alternatives à l’autosolisme dans ces territoires.

Nous présenterons en particulier les premiers résultats de la thèse, et les conclusions du travail de terrain mené dans une communauté de communes « rurale polarisée ». La recherche s’est tout d’abord intéressée aux pratiques actuelles des ménages ruraux : l’utilisation de la voiture ou des transports en commun, la pratique du covoiturage ou des modes doux, la localisation des activités ou l’organisation des déplacements, ainsi que l’adaptation des pratiques à l’augmentation du prix des carburants. Une « solution de mobilité adaptée aux milieux ruraux de faible densité » a ensuite été testée : l’accompagnement personnalisé.



3/ Aude Cranois, doctorante en aménagement et en urbanisme, UMR LVMT, IFSTTAR.

Nouvelles mobilités rurales et développement de l’électromobilité : Acceptabilité sociale et adaptation aux systèmes territoriaux.

Cette recherche s’intéresse aux nouvelles mobilités en milieu rural, et dans ce cadre au développement potentiel de la mobilité électrique dans ces espaces peu denses. Suite à un mémoire de master qui a permis de réaliser une enquête dans un bassin de vie rural de la Manche, nous avons mis en avant que de nouvelles politiques de mobilité (covoiturage, refonte du système de bus interurbains,...) étaient mises en œuvre dans les espaces ruraux, a différentes échelles de gouvernement, et souvent dans le cadre de programmes de développement durable (agenda 21ou plan climat). Elles ont pour but de proposer des alternatives à la voiture particulière, qui a pourtant été un élément structurant de la « renaissance rurale » que l’on constate depuis les années 90. Toutefois, les pratiques des habitants semblent ne se modifier qu’à la marge, en partie parce que les modes alternatifs ne correspondent pas aux territoires qu’ils pratiquent au quotidien. La recherche de doctorat veut poursuivre ces questionnements sur les nouvelles mobilités en milieu rural, à la rencontre de deux thématiques principales que sont l’électromobilité et la ruralité. L’électromobilité est un nouvel élément du système de mobilité, aux particularités techniques spécifiques (autonomie, infrastructure de recharge, prix,…), dont le déploiement nécessitera l’action de nombreux acteurs, aussi bien publics que privés. L’étude de la ruralité porte sur les rapports ville-campagne, sur la transformation des espaces peu denses, de leurs usages, des représentations des acteurs, des modes de gouvernance.

Au croisement de ces deux éléments, on souhaite comprendre dans une perspective systémique le potentiel déploiement dans les espaces ruraux de la mobilité électrique, tant au niveau de l’offre, en analysant le système d’acteurs et les politiques publiques, que de la demande, en se penchant sur les pratiques et représentations des individus. On essaiera ainsi d’envisager l’acceptabilité sociale et l’adaptation aux systèmes territoriaux ruraux de la mobilité électrique. De façon plus générale, cela nous permettra de nous interroger sur l’innovation et les changements dans les espaces ruraux et sur les nouvelles mobilités rurales.L’enquête va se déployer sur des bassins de vie ruraux de la Manche et de l’Aveyron, dans une démarche comparative. La présentation présentera les premiers questionnements de ce travail de doctorat ainsi que les pistes méthodologiques envisagées.

Séminaires 2013



- Jeudi 5 décembre (15h30-18h)


THÈME : TOD et interactions urbanisme-transport


DISCUTANT : Alain L’HOSTIS, spécialiste aménagement/réseaux de transport (LVMT)



INTERVENANTS :


1/ Sébastien DARCHEN, chercheur invité de l’Université du Queensland

TITRE : La mise en oeuvre des projets TOD dans un contexte de proche banlieue: Cas d’étude à Sydney, Melbourne et Brisbane


Le développement durable est en Australie un enjeu majeur. Les villes Australiennes notamment Brisbane et Sydney sont caractérisées par un étalement urbain important et un aménagement urbain organisé autour de l’usage massif de l’automobile. Le modèle d’aménagement Transit Orientated Development ou TOD est considéré comme une option viable pour résoudre ces problèmes, à cet égard nombre de documents de planification à l’échelon régional mentionnent les TODs en tant que priorité. Dans cette présentation nous analysons certains des enjeux qui caractérisent la mise en œuvre de ces projets en ce qui concerne les aspects de la gouvernance (partnership entre acteurs du développement urbain), la rentabilité des projets et les outils particuliers en termes d’aménagement qui sont mis en place pour faciliter la mise en œuvre de ces projets. Sur le plan méthodologique cette recherche s’appuie sur des entretiens semi-directifs avec les acteurs du développement urbain (promoteurs, urbanistes à l’échelon local et de l’état). Nous analysons trois cas d’étude représentatifs des enjeux quant à la mise en œuvre de ce type de projet: Wolly Creek à Sydney, Yeerongpilly à Brisbane et Footscray à Melbourne.



2 / Richard ZELEZNY, doctorant LVMT


TITRE : Urbanisme orienté vers le tramway : éléments de méthode d’appréciation, une approche comparative franco-tchèque".


S’inscrivant dans le domaine de « l’urbanisme orienté vers le transport collectif (TC) », l’objet de la communication est de contribuer à des recherches portant sur les stratégies d’aménagement urbain et d’usage du sol autour des stations du TC. A part les variables plus « généralisées » dans des analyses existantes, telle densité et mixité fonctionnelle urbaines, notre travail s’intéresse plus particulièrement à approfondir, ainsi qu’à formaliser, des recherches sur l’accessibilité piétonne aux stations du TC à l’échelle de quartier. Un modèle spatial du réseau d’itinéraires piétons, de ses caractéristiques et de celles du territoire desservi, sera d’ailleurs proposé dans une interface de type système d’information géographique (SIG). Une approche comparative entre la France et la République tchèque est menée à travers plusieurs terrains dans les deux pays, chacun ayant connu une évolution nettement différente de la répartition modale dans les dernières décennies. Très important lors de l’ancienne époque de l’économie planifiée, le rôle du TC en République tchèque est aujourd’hui en chute libre en conséquence de la transition économique. En France, en revanche, la voiture particulière, très souvent dominante, est aujourd’hui réévaluée par différentes politiques promouvant le TC, caractérisées par le « boom » du tramway dans la plupart des villes. L’objectif in fine sera alors d’identifier les « bonnes pratiques » en matière d’aménagement et d’urbanisme autour des stations du TC dans les deux pays.



- Jeudi 14 novembre (14h-16h)



THÈME : Vulnérabilité, accessibilité, transport


INTERVENANTS:


1/ Bruno DELMOTTE (doctorant, Université de Créteil) : "Accessibilité des transports publics : de l’injonction à la mise en oeuvre et à ses limites"


2/ Cyprien NOBLE (doctorant, LVMT) : "Dispositifs d’aide à la mobilité quotidienne pour l’insertion sociale et professionnelle : l’étude-action comme méthode d’analyse des représentations sociales et des comportements de mobilité"


  • Discutant : Yves JOUFFE (sociologue, LVMT), spécialiste précarité/mobilité



Télécharger les résumés.



- Jeudi 17 Octobre (16h-18h30)


Séminaire externe ouvert au public. Le LVMT ouvre notamment ses portes aux agents IFSTTAR.


Cette première séance sera animée par Florent LE NECHET.



Télécharger les résumés.



THÈME : La modélisation



INTERVENANTS:


1/ Oliver BONIN (IFSTTAR) « Aspects épistémologiques de la modélisation en sciences sociales: réflexion sur la complexité »


2/ Fabien LEURENT (ENPC) « Figures urbaines et Théorie Microéconomique : Ville Cohérente, Transit Oriented Development »



- Jeudi 6 juin (14h-16h30)


THEME : Présentation des travaux de doctorants du LVMT inscrits en première année de thèse.


INTERVENANTS : Julie CHRETIEN, Benoît CONTI, Vincent LASSERRE


Résumés des interventions


- Lundi 13 mai (14h-16h00)


THEME: Transit Oriented Development (TOD)


INTERVENANTS : Armando Ortuño (Université d’Alicante et professeur invité au LVMT) et Liu-Liu doctorante au LVMT (Villeneuve d’Ascq)


Télécharger le résumé de L. Liu


Télécharger le résumé d’A. Ortuño




- Mercredi 17 avril (9h30-17h30)


Dans le cadre des séminaires du laboratoire, le LVMT organise une journée d’étude à l’occasion de la Troisième Conférence Anniversaire de la Chaire « Conception et Evaluation des Réseaux de Transport en Commun»


INTERVENANTS : Vincent Aguilera, Vincent Benezech, François Combes, Fabien Leurent, Anne-Eole Meret-Conti, Nicolas Pauget, Rob van Nes, Elisabeth Windisch,…


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-  Jeudi 4 avril (14h-15h30)


THEME : Transports urbains dans les pays en développement, coopération et recherche


INTERVENANT : Julien Allaire (Directeur de CODATU – Coopération pour le Développement et l’Amélioration des Transport Urbains et Périurbains)


1/ SLoCat (Sustainable Low carbone Transport): un réseau d’expertise mondiale pour une mobilité soutenable

2/ La mobilité urbaine en Afrique

3/ La coopération city-to-city et le rôle potentiel de la recherche


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-  Jeudi 7 mars (14h-16h)


INTERVENANTS : Martin Koning* et Francesca Pagliara**

* Estimation des coûts d’inconfort dans les Transports Publics

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** Railway accessibility vs railway stations: the impact on the property market

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-  Jeudi 7 février (14h30-16h30)


THEME : Mobilités résidentielle et quotidienne à Santiago du Chili: Configurations et inégalités


INTERVENANT : Matias Garreton

« Inégalités de mobilité urbaine dans le Grand Santiago : perspectives de gouvernance intersectorielle »

La dilatation, l’intensification des déplacements et la perte de cohésion des métropoles contemporaines imposent des nouvelles injonctions à leurs habitants. Entre autres, les capacités de mobilité quotidienne et résidentielle deviennent des facteurs fondamentaux d’intégration sociale. Or, dans le cas du Grand Santiago, nous observons des fortes inégalités de mobilité urbaine, en termes d’efforts en transport et logement, d’accessibilité aux ressources urbains et d’utilité de la mobilité. Par ailleurs, l’administration publique au Chili présente d’importantes incohérences entre secteurs de l’aménagement. Notamment, c’est le cas des systèmes de logement social et des transports en commun, avec le résultat d’éloigner les populations défavorisées vers des périphéries non desservies. Ces enjeux motivent une analyse de la gouvernance métropolitaine, qui suggère des pistes pour la mise en cohérence intersectorielle de l’action publique.


INTERVENANT : Yves Jouffe

« Trajets et projets de classe à El Cortijo, un quartier populaire de Santiago du Chili »

Les habitants d’El Cortijo, un quartier populaire de la banlieue nord de Santiago du Chili, déploient diverses tactiques pour s’en sortir avec leurs maigres ressources économiques. Certains prennent soin des relations de voisinage et des liens informels qui leur permettent de travailler près de chez eux. D’autres s’investissent plutôt dans de longs déplacements à travers Santiago, avant tout pour rejoindre les emplois concentrés entre le centre et le nord-est de la capitale. Cette mobilité quotidienne s’inscrit de fait dans une trajectoire de vie et dans un projet résidentiel. Celui-ci mêle le rapport affectif et pratique au logement et au quartier et la position sociale que chacun vise pour soi et sa famille, dans son quartier consolidé ou dans un autre, meilleur. L’analyse conjointe des trajets quotidiens et des projets résidentiels de 17 personnes dans 8 familles (par entretiens répétés, photos et semainier de déplacements) soulignent les différents capitaux mobilisés malgré des ressources équivalentes. Leurs pratiques spatiales définissent finalement des configurations socio-territoriales de classe qui fluctuent au cours de la vie entre une classe "moyennisée" et une classe populaire.




-  Jeudi 10 janvier (14h-16h)


THEME : Tourisme, attractivité et intelligence territoriale


INTERVENANTS : Nathalie Fabry et Sylvain Zeghni présenteront, dans une intervention préliminaire, leurs axes et objets de recherche sur cette thématique


INTERVENANT : Nacima BARON
L’intelligence territoriale : savoir, technique ou objet de pouvoir ?

Synopsis : L’aménagement et la gestion du territoire renvoient à des pratiques conçues et mises en oeuvre par une série d’institutions et d’agents sous l’impulsion de projets et programme reflétant toute une série de visionsdu futur souhaitable du point de vue environnemental, social ou économique (la "compétitivité", la "durabilité", etc.). Nous proposons de réfléchir dans cette conférence au matériau qui sert de support commun à ces pratiques, à ces projets, à ces visions. Nous proposons d’interroger l’intelligence territoriale entendue comme ensemble de savoirs, savoir-faire et techniques dont l’objectif est de fournir simultanément une représentation d’un territoire (à l’échelle locale, régionale, par exemple) et de définir une orientation vers l’action. Nous montrerons comment l’intelligence territoriale se saisit de différents concepts géographiques, par exemple celui du territoire littoral, et les retravaille dans et hors de l’administration (classiquement aménageuse), dans et hors de l’université et des grandes écoles, dans et hors de l’entreprise et de la société civile ...Certains assimilent l’intelligence territoriale à une forme d’expertise particulière, d’autres à une science en émergence, d’autres enfin à un corps de techniques (l’ingéniérie territoriale). De notre point de vue, il s’agit d’une pensée carrefour fondamentalement hybride qui emprunte à la fois à tous ces registres, et dont les failles reflètent, et mettent en exergue, toutes les difficultés de produire de la pensée et de l’action neuve dans une époque marquée par l’incertitude et par la perte de la notion d’avenir, ce qui en fait à la fois l’intérêt et l’ambiguïté.




Séminaires 2012


- Lundi 10 Décembre (14h/16h30)


THEME : Mobilité électrique

INTERVENANTS : Boutueil V. Jarrigeon A. Pradel B. Sadeghian S. Windisch E.

Ce séminaire donne un aperçu succinct des travaux du LVMT autour de la mobilité électrique. Les interventions porteront sur trois thématiques :

1 - les conditions du développement de l’électromobilité au sein d’un système territorial en analysant les atouts et défis qui pourraient émerger face à cette évolution du système de mobilité

2 - la demande potentielle de VE (véhicule électrique) auprès des ménages français et les considérations éventuelles de coût des ménages à l’occasion d’un achat potentiel

3 - les pratiques d’acquisition et de gestion des véhicules de flottes et les leviers potentiels pour augmenter l’adoption du VE par les entreprises.


Les résultats et méthodologies présentés sont construits autour de nombreuses hypothèses de comportements des acteurs impliqués. Chaque intervention mettra en lumière certaines de ces hypothèses, qui seront confrontées aux observations issues des suivis d’expériences et d’expérimentations pratiques conduits par les membres du labo dans le cadre du projet SAVE dont les commanditaires sont EDF et Renault.


-  Jeudi 15 Novembre (14h/15h30)

THEME : La fin de Paris et du désert français : vers une nouvelle géographie économique de l’espace français + special guest

INTERVENANTS : Terral Laurent; Dr. Kari Edison Watkins


Téléchargez ici le résumé des interventions


- Jeudi 04 octobre (De 14h à 16h)

Thème: Le frêt

Interventions :

- François Combes (LVMT) : « Théorie d’inventaire et modélisation du choix modal en transport de fret »

- Marianne Ollivier-Trigalo (LVMT) : « L’instauration d’une écotaxe sur les poids lourds en France : rationalité technico-économique de l’administration et coup de pouce Politique »


Téléchargez ici le résumé des interventions.



- Vendredi 15 juin (à 10h)

Interventions :

- Andrew Byrd: "Calcul d’indicateurs d’accessibilité désagrégés à partir de données ouvertes "

Depuis quelques années, les principaux exploitants de transport en commun aux Etats-Unis publient ouvertement l’ensemble de leurs données sur l’offre théorique (horaires de passage) et la localisation des arrêts. Après l’Amérique du Nord et l’Angleterre, ces données ne devraient pas tarder à apparaître ailleurs en Europe suite aux directives de l’Union Européenne. Cette mise à disposition de données d’offre de transport à un format homogène et sur un grand nombre de villes se prête à une approche comparative.

En recourant aux principes et algorithmes derrière les moteurs de recherche d’itinéraire, les données libres permettent de calculer des temps de parcours multimodaux pour l’ensemble de la zone couverte. On peut également calculer et cartographier des indicateurs d’accessibilité avec une résolution spatiale fine, contrairement aux indicateurs par zone traditionnellement utilisées. Croisés ensuite avec les données sur la densité de population, d’emplois, ou du bâti, des mesures fines deviennent possibles, qui prennent en compte coupures urbaines et variations locales de densité.

Nous présentons cette méthode et quelques applications à l’interface transports / utilisation du sol, ainsi que les enjeux autour du problème des unités spatiales modifiables.

- Olivier Bonin: "Modèle de morphogénèse urbaine : mise en œuvre de la théorie de la forme urbaine dans le cadre du modèle canonique de l’économie urbaine." Il s’agit d’un modèle original de morphogénèse urbaine qui permet, par simulation, d’obtenir des espaces urbains qualitativement différentiés et des formes urbaines cohérentes avec des villes réelles. Le modèle répond correctement aux chocs de ses paramètres, et permet de questionner le rapport entre économie et politique dans la fabrique des formes urbaines.



- Jeudi 10 mai (14h-16h)

Thème: les gares

Interventions :

- Eloïse Libourel: Les gares espagnoles : entre politique de la grande vitesse et concurrence métropolitaine

Le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol est aujourd’hui en expansion. Les principales villes nouvellement reliées par l’AVE s’approprient souvent la thématique de la grande vitesse pour mener à bien de vastes projets urbains autour de leurs gares, sans que pour autant l’intégration entre transport et aménagement se fasse pleinement. A Valence, le projet Parque Central, qui repose sur une nouvelle gare souterraine et la reconversion des friches ferroviaires en parc urbain, est au centre de ces enjeux.

A l’exemple du cas valencien, on assiste dans les principales villes espagnoles à une surenchère d’aménagements autour des gares dans un contexte de concurrence métropolitaine où la rivalité territoriale traduit des jeux d’acteurs politiques complexes à plusieurs échelons.


- Etienne Riot: Gares et concurrence ferroviaire en Europe: gérer et aménager les grandes dans le cadre d’une nouvelle règle économique.

L’application des règles de la concurrence ferroviaire redistribue les jeux d’acteurs et les stratégies de gestion des grandes gares en Europe. L’élaboration de nouveaux instruments économiques pour appliquer le cadre concurrentiel à la gestion et au développement des gares connaît des variantes que l’on soit en France, en Italie ou en Grande-Bretagne. De ces variantes découlent des stratégies singulières pour configurer et développer les gares comme des espaces urbains à rentabiliser dans le nouveau système économique ferroviaire.

Si la force de la règle économique - la concurrence ferroviaire - constitue une dynamique de convergence dans les pratiques de gestion et d’aménagement des gares, l’histoire et les contextes socio-politiques de chaque pays et de chaque ville par rapport aux infrastructures ferroviaires apportent une dimension singulière dans la manière avec laquelle la concurrence ferroviaire s’intègre dans les décisions d’aménagement et dans les jeux d’acteurs. En ce sens, on travaille à l’étude de cette territorialisation de la règle concurrentielle et des conséquences que cela peut produire pour l’aménagement des grandes gares étudiées - Londres St Pancras, Paris Nord et Milan Centrale.


- Julie Perrin: Gares TGV de jonction et pratiques touristiques : métropolisation des enjeux du tourisme d’affaires en Île-de-France

Dans un contexte de métropolisation des activités touristiques en Île-de-France autour de certains pôles, le tourisme d’affaires est un secteur de développement prioritaire pour les acteurs institutionnels du tourisme. Les gares TGV de jonction ont été identifiées comme des pôles possibles de développement de certaines pratiques. Alors que l’offre et les services ferroviaires à grande vitesse connaissent de profondes mutations et en pleine évolution du pôle touristique est-parisien, il s’agit de proposer une première grille de lecture de la territorialité de ces gares TGV et de leurs potentialités pour le développement du tourisme d’affaires.




- Jeudi 29 mars

Séminaire axé sur la conférence anniversaire de la chaire STIF.
L’édition 2012 de la Journée Spécialisée de la Chaire Stif - Ecole des Ponts portant sur l’économie et la modélisation des transports urbains de voyageurs s’est déroulée le 29 mars 2011 à l’Ecole des Ponts, à Marne-la-Vallée (programme).

Les présentations ont porté sur la modélisation des contraintes de capacité et de leur effet sur la demande de transport :

  • Modélisation intégrée des effets capacitifs dans les systèmes de transport collectif : le modèle CapTA; Ektoras Chandakas, LVMT, Ecole des Ponts ParisTech (présentation)
  • Démonstration du modèle CapTA avec le réseau Ile-de-France; Alexis Poulhès, LVMT, Ecole des Ponts ParisTech (présentation)

Ensuite, des sujets de conception ont été abordés :

  • Contraintes et problématique des flux dans le dimensionnement des gares; Dr Guillaume de Tilière et Bernard Viaud, BG Ingénieurs Conseil (présentation)
  • Conception de réseaux multimodaux hiérarchisés; François Combes, LVMT, Ecole des Ponts ParisTech; Rob van Nes, CiTG, TU Delft (présentation)

Enfin, les dernières présentations ont traités des questions d’observation et de mesure :

  • Observation des déplacements des voyageurs par téléphonie mobile; Chloé Millon, LVMT, Ecole des Ponts ParisTech et Orange Labs; Vincent Aguiléra, LVMT, Ecole des Ponts ParisTech (présentation)
  • Présentation et discussion du dossier d’émergence des RER A et B; Cyril Condé, RATP (présentation)

Une synthèse des discussions de la journée est disponible.



- Jeudi 9 Février ( 14h - 16h )

Thème: Modélisation dynamique du trafic


Interventions :

- Sergio Millan-Lopez (LVMT) & Vincent Aguilera (LVMT) : "Ecoulement, files d’attentes et intersections"

Résumé de l’intervention:

Affecter le trafic sur un réseau c’est rechercher une distribution du trafic sur les itinéraires possibles entre origines et destinations des déplacements. En cas de congestion, les choix d’itinéraires et les temps de parcours sont interdépendants. Pour un choix d’itinéraires fixé, on appelle "écoulement" la fonction qui calcule les temps de parcours. L’écoulement consiste à simuler le trafic. L’enjeu est de trouver un compromis acceptable entre réalisme et temps de calcul. Nous reviendrons dans un premier temps, de façon très illustrée, sur le modèle d’écoulement que nous utilisons actuellement. Puis nous présenterons des extensions qui permettent de mieux représenter les remontées de files d’attente et les interactions aux intersections.




- Jeudi 19 Janvier ( 14h - 16h30 )


Thème : Populations & Emplois en Île-de-France


Interventions :

- Emre Korsu (LVMT) & Laurent Proulhac (LVMT) : "Quitter la métropole parisienne pour la province : que gagne-t-on sur le plan résidentiel ?"

- Florent Le Néchet (LVMT): "The Role of Transport Induced Agglomeration Effects on Firm Productivity in Mega-City regions: Evidence for Bassin Parisien"


NB: les 2 interventions seront faites en français...

Résumé des interventions ici


Séminaires 2011




- Jeudi 8 Décembre( 14h - 16h ) : Séminaire organisé autour de la mobilité des mineurs.

Intervenants :
- Clément Rivière (OSC - Observatoire Sociologique du Changement - Sciences-Po)
- Julian Devaux (LVMT) A 15h30, cette séance sera suivie d’une rapide présentation du portail HAL par Florence RIVIERE (du service documentation de l’ENPC).
Résumé des interventions.




- Jeudi 17 Novembre ( 9h45 ) : Séminaire organisé autour de la mobilité des marnovilliens.
Intervenants :
- Armelle Choplin (ACP - Analyse Comparée des Pouvoirs - Université Paris-Est) et Matthieu Delage (Géographie-Cités) powerpoint de l’intervention

- Anne Aguiléra & Marion Voisin (LVMT) (LVMT) powerpoint de l’intervention.

- Nicolas Coulombel (LVMT)

Résumés


- Jeudi 27 Octobre ( 14h ): Séminaire organisé autour de l’exploitation des données de téléphonie mobile.

Intervenants :
- Julie Fen-Chuong (CIFRE Orange / Géographie-Cités)
- Vincent Aguiléra et al. (LVMT). Résumé des interventions.





Consultez ici les séminaires du début de l’année 2011


Consultez ici les séminaires 2008 à 2010